Le Comité de coordination des associations arzonnaises (CCAA) regroupe et fédère de nombreuses associations et participe à l'animation locale et intercommunale avec le soutien logistique d'Arzon Événements.

« La vie associative arzonnaise, c'est aussi les manifestations s'adressant au public et faisant appel aux bonnes volontés, a commencé Nadine Hazebroucq, la présidente. Nous encourageons les bénévoles car nous avons toujours besoin de plus de bras pour l'installation des stands lors des manifestations. »

En 2019, 300 bénévoles se sont mobilisés pour la Semaine du Golfe et les Virades de l'espoir. Toute l'année, la Maison des associations (MDA) fourmille d'adhérents avec le club informatique, la peinture, le club photo, le bridge, les danses bretonnes, le théâtre ou encore l'art floral.

Deux arrivées et un départ

Flor Art'Rhuys propose un atelier floral, un vendredi par mois, à la MDA, de 9 h à 10 h 30 et de 11 h à 12 h 30. Inscriptions auprès de la présidente Annie Malet au 06 86 26 96 80.

L'Association des plaisanciers du port du Crouesty (APPC) qui compte 60 adhérents a vu le jour en décembre. « L'objet de l'association est de répondre aux attentes des plaisanciers qui utilisent le port du Crouesty. Nous organisons des groupes de travail concernant la sécurité en mer, sur les pontons, ainsi que sur la vigilance de la surveillance des bateaux des plaisanciers », a expliqué Alain Miceli, vice-président.

Écho Beach dont le but était la promotion du festival culturel Kerners de voyage cesse ses activités.

Du changement au bureau

À la suite de la modification des statuts, Alain Picquet (vice-président) et Armelle Pédron (trésorière adjointe) laissent leur place à Jean-Alain Patel nouveau vice-président et Valérie Dartigalongue, nouvelle trésorière adjointe. Dominique Le Guil remplace Francette Ruis qui n'a pas souhaité se représenter au poste de secrétaire. Christine Provost entre au bureau.

Depuis cet été, le CCAA a un site qui permet de trouver des informations sur toutes les associations : www.c-c-a-a.ovh. Cotisation : 25 €.

Les sauveteurs en mer ont besoin de 650 000 €

Le président d'honneur du CCAA, Roland Tabart, est intervenu à la fin de la réunion pour évoquer les besoins de financement de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM).

« Le président de la SNSM est face à un défi : trouver 650 000 €. La SNSM est un acteur majeur et indispensable de tous les usagers de la mer. Le président de la station d'Arzon a précisé ses besoins, notamment immobiliers, qui consistent en l'organisation de vestiaires hommes et femmes, de locaux techniques, un espace réunion et des bureaux. Le permis de construire sera déposé prochainement. Le coût est estimé à 350 000 €. Le Département est prêt à nous aider mais nous avons aussi besoin de vous », a déclaré Roland Tabart.

Modernisation de la vedette

Un autre dossier concerne la modernisation de la vedette. « La vedette qui est programmée pour une trentaine d'années aura 17 ans en octobre. Comme les statuts de la SNSM nous y obligent, elle va partir en carénage à Saint-Malo en réfection complète, avec remplacement des deux moteurs et de toute l'électronique. Ce qui représente six mois de travail. Elle pourra ainsi repartir pour une quinzaine d'années. C'est un coût énorme pour nous. C'est pourquoi nous avons besoin de toutes les bonnes volontés », a indiqué Dominique Samuel, président de la SNSM.

Diabihan et Naviguons contre le diabète sur le même bateau

Christelle Bordelais, la présidente de Diabihan avec Eva, sa fille, et Morgane et Ryan ont assisté à la mise à l'eau du nouveau bateau de « Naviguons contre le diabète », catamaran de course, en arrière-plan.

Mercredi, l'association vannetaise Diabihan et sa présidente Christelle Bordelais étaient à la base nautique de Lorient pour le baptême du nouveau bateau de l'association Naviguons contre le diabète, un catamaran de course, le Force 28 II, conçu pour allier performances sportives et confort de dix équipiers, avec un réfrigérateur indispensable pour les médicaments. Christelle voit dans ce rapprochement l'opportunité de faire naviguer ponctuellement les jeunes diabétiques de son association. Le bateau s'alignera sur plusieurs courses dont la route du Rhum 2022 et sera basé au Crouesty.

Vannes. Un bateau électrique pour le Parc naturel régional


Le PNR a fait l'acquisition d'un semi-rigide à propulsion électrique. Son nom : l'Hippowatt.

C'était un souhait des équipes du Parc naturel régional du golfe du Morbihan (PNR) : acquérir un navire électrique pour remplacer l'ancien semi-rigide, bien fatigué et surtout polluant. C'est chose faite. Le navire a été officiellement remis jeudi 10 octobre 2019 au PNR. L'emblème du parc étant l'hippocampe, le bateau a été tout naturellement baptisé Hippowatt.

L'Hippowatt est un semi-rigide de 5,80 m construit à Arzon, par la société Naviwatt, spécialisée dans la construction de navires électriques. Elle a sorti avant l'été une gamme de semi-rigides destinés au port de plaisance, les Zenpro. C'est ce navire que le PNR a choisi avec de petites modifications. L'autonomie a été augmentée pour permettre d'effectuer un aller-retour vers Le Bono, ce qui n'était pas possible avec la version standard.

Autonomie de douze heures

Les batteries de l'Hippowatt ont une autonomie de 12 heures à cinq nœuds de vitesse. Elles se rechargent en six heures pour un coût de 3 €. Les batteries sont les mêmes que la i3 de chez BMW. La propulsion est assurée par un moteur allemand de marque Torqeedo.

La société Naviwatt a pour le moment livré sept bateaux de ce style. Hippowatt est le premier sur la façade Atlantique. Les autres ont été vendus au port de Monaco, dans le sud de la France et au Pays-Bas.


Arzon. Mille Sabords : Jean-Luc Van Den Heede : « Le bateau, c'est un rêve » 


Le dernier vainqueur de la Golden Globe Race, Jean-Luc Van Den Heede, est le parrain de Mille sabords, salon du bateau d'occasion au port du Crouesty (Arzon). Il y présentera un film sur ce tour du monde « à l'ancienne », sans technologie moderne. Une épreuve décalée, comme son patron. Entretien.


Votre palmarès est long comme le bras. Quel sens a votre présence comme parrain de Mille sabords, ce salon dédié aux bateaux d'occasion ?

C'est un salon que j'aime bien. C'est une opportunité extraordinaire de comparer les bateaux. C'est un salon important pour moi qui, pratiquement tout le temps, ai acheté des bateaux d'occasion.


Votre présence ne dénote donc pas au milieu de particuliers, d'amateurs...

Moi, je suis un amateur aussi ! J'ai démarré comme tous les gens qui vont être là pour acheter des bateaux. J'en ai acheté vingt dans ma vie, dont quinze d'occasion. Mon dernier bateau, je l'ai acheté d'occasion. Même chose pour le précédent avec lequel j'ai fait mon tour du monde.

En plus d'être navigateur, vous êtes conférencier, écrivain... C'est une nécessité liée à l'évolution de votre profession ou ce sont des besoins que vous ressentez ?

On m'a demandé de venir témoigner, raconter comment j'y arrive, expliquer mes « recettes ». J'en ai fait une, deux, puis trois. J'ai structuré mon discours, je l'ai travaillé avec des professionnels. J'en ai fait plus d'une centaine aujourd'hui.

Vous y racontez votre parcours ?

Oui, mais je souhaite aussi faire passer des messages. Je ne parle pas business ou boulot, mais plutôt comment j'ai solutionné tel ou tel problème. J'encourage mon public à l'optimisme et à voir plutôt le verre à moitié plein, plutôt qu'à moitié vide.

C'est du développement personnel adapté à la mer...

Absolument. Moi, je ne parle que de bateau mais les gens font la relation avec ce qu'ils vivent en entreprise. Dans la préparation, dans la façon de régater, de préparer un bateau en solitaire... Il y a des tas de similitudes avec la vie en entreprise.

Mille sabords met en place un pôle sécurité. L'attrait pour la plaisance s'accompagne aussi de comportements parfois dangereux. Vous le constatez aussi ?

Je pense qu'il y a une prise de conscience assez importante. En mer, finalement, la proportion d'accidents est assez faible si on compare aux voitures.

Quelle est l'actualité sportive de Jean-Luc Van Den Heede ?

Je viens de racheter un bateau de course-croisière. Je compte, l'année prochaine, faire les régates sur la façade Atlantique. Ces épreuves ne sont pas très médiatisées mais elles sont difficiles à gagner. J'aime bien mettre au point un bateau pour en tirer la quintessence.

Le titre de votre dernier livre c'est « Le dernier loup de mer ».

J'espère quand même ne pas être le dernier ! C'est vrai que je détonne : aujourd'hui, il n'y a qu'une chose qui compte, c'est la vitesse. Les bateaux volent. Ce n'est pas l'image que j'ai du bateau. La mienne est plus classique, c'est le bateau qu'on peut faire par tous les temps. Quand je suis en compétition, j'aime qu'on soit tous à armes égales.


Peut-on comparer ce que vous avez fait sur la Golden Globe Race et ce que font des marins plus jeunes sur des embarcations qui « volent » sur l'eau ?

Non. Si j'avais 30 ans de moins, sûrement que j'en serais. Mais aujourd'hui, je ne suis pas capable de mener un bateau de Vendée Globe. J'en ai tout à fait conscience. Je n'ai pas les compétences pour cela. Même chose pour les bâtiments de la Coupe de l'America. Je ne comprends même pas comment ça marche ! (rires) Ils n'ont plus de quilles. Des monocoques sans quille, c'est incroyable !

Quel regard portent sur vous ces jeunes navigateurs ?

Thomas Coville a fait la préface de mon livre. C'est vraiment très très bien écrit. Ils me regardent comme un ancien. Comme moi quand je regardais Tabarly ou Marcel Bardiaux La roue tourne. Les anciens ont ouvert la voie. Par exemple sur le Vendée Globe. On mettait 110 jours. Ils mettent moins de 80 jours. C'est énorme.

« Réalisez vos rêves d'enfants » est le slogan de cette 35e édition. Les vôtres ont-ils été réalisés ?

(Il s'exclame) Exactement ! Le bateau, c'est un rêve. Il y a des gens qui disent, « ça ne vaut pas le coup d'acheter un bateau parce que j'en fais huit jours par an, et je préfère le louer ». Je respecte ça. Mais, quand on possède un bateau, même si on n'en fait qu'un mois par an ou trois semaines, le reste du temps on en rêve. Naviguer c'est un rêve. Et moi, j'ai atteint tous mes rêves.



Les partenaires du Mille Sabords ont embarqué à bord du Gavrinis, vendredi soir à Port Navalo, pour une croisière au cours de laquelle la 35e édition leur a été présentée. 

Le Mille Sabords est en vue ! Le premier salon européen du bateau d'occasion se déroulera au Crouesty, à Arzon, du 31 octobre au 1er novembre. Quatre jours pour vendre ou acheter son bateau mais pas seulement...

Jean-Luc Van den Heede parrain de la 35e édition. Deuxième du BOC Challenge en 1986, deuxième du Vendée Globe en 1993, détenteur en 2004 du record du tour du monde à la voile d'est en ouest en solitaire sur son bateau « Adrien » en 122 jours, 14 heures, 3 minutes et 49 secondes, et vainqueur en 2019 de la Golden Globe Race avec son bateau « Matmut » en 211 jours, 23 heures et 12 minutes... C'est un illustre marin qui sera le parrain de la 35e édition du Mille Sabords : entre La Route du Rhum, le Vendée Globe, la Transat Jacques Vabre, Jean-Luc Van Den Heede a effectué six tours du monde en solitaire et doublé douze fois le Cap Horn ! Au Mille Sabords, il présentera lors d'une conférence ses dernières aventures maritimes et son dernier film retraçant son épopée pendant le Golden Globe Race.

Le Mille Sabords en chiffres. Ce n'est pas un hasard si le Mille Sabords est le premier salon européen du bateau d'occasion. Il regroupe 500 exposants professionnels ou particuliers, 800 bateaux exposés en moyenne (du voilier familial pour la promenade au hors-bord puissant offrant de belles sensations en passant par le dayboat de pêche), attire chaque année plus de 65 000 visiteurs et génère 12 M€ de retombées économiques directes et indirectes, sachant que plus d'un tiers des bateaux exposés sont vendus durant le salon ou les semaines qui suivent.

Nouveauté : un pôle sécurité. Cette année, Le Mille Sabords innove avec la mise en place d'un pôle sécurité. Les visiteurs y trouveront de l'information, des démonstrations et des ateliers. Le pôle permettra notamment de mettre l'accent sur les mesures de sécurité qu'il faut adopter en mer. La traditionnelle démonstration d'hélitreuillage à partir de la vedette SNSM du Crouesty sera également au programme.

Un pôle déstockage d'accastillage. Il avait remporté un énorme succès en 2018 ! Le Mille Sabords amplifie en 2019 le pôle de déstockage d'accastillage. Très apprécié des particuliers, il propose des produits de fins de série, des invendus ou des produits hors-catalogue. De belles affaires en perspective.

Un pôle glisse-voile. Voilà un pôle qui s'accroît d'année en année : on y trouve les embarcations légères, les planches à voile, kayaks et paddles, un loisir qui connaît aujourd'hui un grand succès.

Le village nautique. Le salon du bateau d'occasion entraîne dans son sillage de nombreuses spécialités de l'équipement nautique, de l'accastillage et des vêtements de mer. On peut aussi venir au Mille Sabords pour s'acheter un bon ciré... Ou une canne à pêche sur l'espace pêche du salon qui, cette année, accueillera de nouveaux exposants.

Les puces nautiques toujours. Au Mille Sabords, on n'est pas obligé de s'acheter un voilier... On peut aussi y venir tout simplement pour chiner et décorer son salon : les puces nautiques du Mille Sabords sont devenues le rendez-vous incontournable des fans d'antiquité, meubles de marine ou de vieux cordage.