Arzon. Le maire craint « Un raz de marée pour l'économie »

Le maire Roland Tabart dresse un état des lieux alarmant, face à cette crise sanitaire. Il veut réunir commerçants et artisans pour débattre sur la relance et se dit favorable à l'ouverture des plages, sous certaines conditions. Entretien :

Roland Tabart Ouest-France Publié le 07/05/2020 à 16h59

Entretien avec Roland Tabart, maire d'Arzon.

Avec cette crise, l'économie et notamment le tourisme ont pris un sacré coup. Avez-vous fait un état des lieux ?

Nous sommes obligés, au niveau de la mairie, de déployer un plan de relance économique dans lequel j'inclus le tourisme, sinon la commune va connaître un raz de marée. Elle sera sinistrée avec, pour conséquence, beaucoup d'entreprises en difficulté financière et même des dépôts de bilan, et derrière des chômeurs.

Nous avons des réunions avec le préfet qui est très à l'écoute et le vice-président à l'économie. Je dois leur exposer notre situation et j'attends des réponses sur le soutien aux entreprises. J'ai demandé à tous les acteurs économiques de la commune de me donner leur chiffre d'affaires de janvier à avril 2019 puis 2020. Les pertes vont de 30 à 70 %, même 100 % pour certains.

Quelles solutions envisagez-vous ?

Il va falloir tout faire pour allonger la saison, commercialiser de nouveaux produits, innover, assouplir les horaires, créer de nouveaux services, livrer, etc. Nous les aiderons.

Entre autres, je ne peux décemment pas leur faire payer des droits de terrasses. Il faut aussi que la population les soutienne. Je me bats pour avoir des réponses pour les saisonniers.
Je sais qu'il y a des étudiants qui seront étranglés et qui ne pourront pas continuer leurs études s'ils ne font pas la saison... et pas seulement eux.
Le marché de Port-Navalo ouvrira le 1er vendredi de juin. On étudie la question des commerçants autres qu'alimentaires. Je vais réunir dès que possible les commerçants et les artisans pour débattre avec eux sur cette relance.

Quid des plages et des sentiers côtiers ?

Je suis pour l'ouverture des plages, avec certaines règles. Du Fogeo à Landrezac, nous avons plus de 30 km de plage, qu'on s'y promène, oui, qu'on s'y baigne, oui, qu'on y pose sa serviette le temps de sécher ou de manger un sandwich, c'est oui. Sur ces grandes plages, on peut se trouver facilement à 100 m les uns des autres. Mais sur les petites plages comme celle de Port-Navalo qu'on se retrouve à 400 sur des serviettes, je dis non.

Je ne veux pas être un acteur du développement de la pandémie. Par contre, on pourrait réserver cette plage à la baignade. Il faut définir des règles.

En ce qui concerne les sentiers côtiers bien sûr que je suis pour qu'on s'y promène, mais pas en groupe. Chacun doit se sentir responsable.

L'école est-elle prête à rouvrir ?

Oui. Nous avons travaillé avec la directrice de l'établissement, la directrice des services, Catherine Leclerc, conseillère, et Pascal Lefèvre, responsable du pôle enfance jeunesse. Compte tenu de nos locaux, nous pouvons accueillir nos 92 enfants, en respectant les règles.

Reste une incertitude : la restauration. Après plusieurs mails et relance téléphonique, à ce jour, environ 70 % des enfants reviendront.

Une distribution de masques est-elle prévue ?

Mercredi 13 mai, nous irons chercher à Quimper, chez Armor Lux, 2 000 masques, puis 2 500 autres arriveront. Jeudi 14 ou vendredi 15 mai, ils seront distribués à la population arzonnaise sur le principe des listes électorales dans les trois bureaux de la maison des associations.

Au total, 37 bénévoles ont aussi fabriqué des masques pour les plus fragiles, et porté de l'aide aux personnes âgées, je les remercie. Je rends hommage à notre personnel médical et paramédical, aux responsables et agents qui ont « bunkerisé » le foyer logement et le domicile partagé. Nous n'avons pas eu un seul cas de Covid 19.

On compte une centaine de personnes âgées qui vivent à domicile, les auxiliaires de vie les ont régulièrement visités. Elles ont eu besoin de soutien moral, leur tâche n'était pas facile face à des personnes qui avaient peur.

Philippe Gouret, directeur de la Navix, s'attend à une baisse d'activité « assez colossale »

LE TELEGRAMME Publié le 17 avril 2020 à 11h09 Modifié le 17 avril 2020 à 11h11

Bateaux à l'arrêt, personnel au chômage partiel... Pour la Navix et le Passeur des îles, le lancement de la saison est fichu. Les patrons des deux compagnies du pays de Vannes s'interrogent sur les contraintes sanitaires qui pourraient brider les embarquements cet été !

La Navix, basée à Vannes, attend des jours qu'elle espère meilleurs. Confinement oblige, les bureaux de la compagnie sont fermés et la flotte (onze vedettes) reste à quai. Une situation catastrophique puisque Pâques marque chaque année le lancement de la saison. La Navix s'est mise à la cape et a placé plus de la moitié de son personnel au chômage partiel. Seuls trois ou quatre des dix salariés restent en télétravail pour assurer la comptabilité, gérer les annulations et répondre aux questions de la clientèle. Le chiffre d'affaires ? « On s'attend à une baisse assez colossale », dit Philippe Gouret.

L'avant-saison est morte

Du côté du Passeur des îles, à Arzon, les cinq vedettes sont également à l'arrêt. « L'avant-saison est morte avec beaucoup d'annulations de groupes. On devait commencer le 17 mars la liaison vers Gavrinis avec le Département et ça ne s'est pas fait, dit Henry Louis, patron de la compagnie depuis janvier 2020. Quant aux liaisons avec l'île-aux-Moines, Arz, Port-Navalo, Locmariaquer et Saint-Goustan, elles sont en stand-by » ! Les deux salariés ont été mis au chômage partiel et les contrats avec la douzaine de saisonniers n'ont toujours pas été signés. Ce qui a aussi pour effet de limiter les pertes.

Un été compliqué

Comment s'annonce l'été 2020 ? Quelles seront les contraintes sanitaires ? La clientèle sera-t-elle au rendez-vous ? Des questions qui taraudent le patron de la Navix. « Si les hôtels et campings sont fermés, les vacanciers ne seront pas là, s'inquiète Philippe Gouret. Et puis, est-ce que les gens auront envie d'aller sur un bateau ? Faudra-t-il diminuer le nombre de passagers par trois et passer de 170 à 80 sur une vedette ? Bref la saison sera extrêmement compliquée ». Car il faudra bien continuer à payer les salaires et les frais sans oublier les taxes de 30 % sur un billet... « C'est une grosse interrogation, dit Philippe Gouret. Il arrivera un moment où il faudra bien payer les reports de charges et il faudra des recettes. Toutes les compagnies sont face au même problème ».

Henry Louis s'interroge : « Quand la reprise arrivera, on risque de ne pouvoir remplir qu'à 25 % de la capacité des bateaux et il faudra sans doute porter des masques ».

En revanche, il n'est pas trop inquiet pour juillet et août : « Les trois quarts des touristes qui embarquent sont des Parisiens qui ont des résidences secondaires sur la presqu'île. On aura du monde après le confinement ! »

Tous les scénarios sont ouverts

La Navix et le Passeur des îles sont aujourd'hui dans l'attente d'informations qui devraient arriver via les Affaires maritimes. Pour Philippe Gouret, la Navix navigue à vue : « Tous les scénarios sont ouverts ».

À Arzon, pas de baigneurs mais... un chevreuil ! [Vidéo]

C'est une scène qui pourrait se répéter avec le confinement prolongé jusqu'au 11 mai. Un chevreuil est venu se baigner samedi 11 avril, à Kerjouanno, près d'Arzon, dans le Morbihan.

C'est Virginie Gourin, une habitante de la commune, qui l'a aperçu de sa fenêtre pendant qu'elle déjeunait. Elle a saisi son téléphone portable pour saisir l'instant. « Un moment hallucinant... Il s'est éclaté ! », raconte-t-elle sur sa publication Facebook partagée plus de 14 000 fois. Après une demi-heure de baignade et alors que Virginie s'inquiétait de le voir se noyer, l'animal est finalement revenu sur la plage par les rochers, et a couru quelques minutes avant de repartir dans la forêt. Virginie dit avoir été émerveillée par la scène. « Je n'ai jamais vu ça en 20 ans. Je continue à regarder tous les jours pour voir s'il ne revient pas ! ».

Voir la vidéo avec le lien ci-dessous.

Le Tour Voile annulé à son tour

Le Tour Voile, qui devait se dérouler du 3 au 19 juillet en sept étapes est annulé à son tour. Organisé comme le Tour de France cycliste par ASO, il devait partir de Dunkerque pour s'achever à Nice.

Le Tour Voile 2020 , en Diam 24 n'aura pas lieu. Ouest-France Jacques GUYADER.Publié le 16/04/2020 à 09h45

Il fallait s'y attendre suite à la déclaration du président Emmanuel Macron, lundi. Programmé du 3 au 19 juillet, soit dans la période encore interdite, à ce jour, aux grands rassemblements sportifs ou culturels le Tour Voile, a été annulé.

Organisé comme un tour de la France en sept étapes littorales où se disputent des régates de Diam 24, il devait démarrer à Dunkerque le premier week-end de juillet, pour s'achever à Nice, le week-end du 18-19 juillet.

Pour la première fois, une étape de régate devait avoir lieu sur un lac de montagne à

Serre-Ponçon.

Deux autres étapes devaient se dérouler en Bretagne, à Erquy (22) et à Arzon (56).

L'attente studieuse des chantiers navals du golfe du Morbihan

À Arzon (56), le chantier du Redo a repris le travail en protégeant ses salariés. (Photo Loïc Berthy)

Un insolent soleil nargue les plaisanciers. Habituellement, avril, c'est l'effervescence de la préparation de saison mais le temps a suspendu son vol. Chaque chantier naval affronte la période différemment.

Depuis bien longtemps, les huîtres du golfe du Morbihan n'ont pas poussé aussi tranquillement. Le Covid 19 a figé le décor : pas un bateau sur l'eau, malgré la proximité du plus grand port de plaisance de Bretagne. Les chantiers navals s'adaptent. Il y a ceux qui ont fermé uniquement au public, comme le chantier Caudard de Vannes. « Nous avions rentré pas mal de bateaux cet hiver », explique Charles Caudard. « On travaille au ralenti, dans la sinistrose ambiante, avec une partie de chômage partiel pour les huit salariés ».

« On a revu notre organisation, avec des embauches décalées »

Il y a ceux qui ont récemment repris le travail. Fermé dès le 16 mars pour mettre ses salariés en sécurité, le chantier Infinity à Baden a commencé le confinement avec une annulation de vente d'un bateau neuf. « 2020 s'annonçait comme une très bonne année », constate Éric Lanoé. Fin avril, son retard de chiffre d'affaires devrait atteindre un mois plein. « On espère que c'est juste un report ». Mais rattraper la manutention de 150 bateaux sera difficile... D'autant qu'il faut jouer avec les marées et que 150 bateaux sont programmés en mai ! Pour tenter de préserver l'avenir, les salariés ont repris après 15 jours d'arrêt. « On a revu notre organisation, avec des embauches décalées pour être seul au vestiaire, du travail en autonomie... »

Les chantiers privilégient les travaux que les salariés peuvent mener seuls. (Le Télégramme/Loïc Berthy)

Même son de cloche à Arzon. « On a créé une sorte de charte de sécurité », précise Éric Martin, patron du chantier du Redo, qui pensait ne fermer qu'au public. « Mais je suis une personne à risques et j'ai discuté avec une amie qui travaille à l'accueil des patients covid à l'hôpital de Vannes... On a fermé dès le midi et maintenu le lien par les réseaux ». Des télé-apéros a émergé l'idée de reprendre. Depuis lundi, avec une visière, les salariés ne font que des travaux où ils sont seuls : carénage, peinture intérieure, mécanique... Pas de démâtage, de déquillage, de remontage d'accastillage. Sans rentrée d'argent, le chantier a négocié la suspension de ses prêts.

Navigation à vue

Et il y a ceux encore fermés comme le chantier du Guip à l'île aux Moines, qui a en plus la contrainte des liaisons avec le continent pour quatre des six salariés. « Je suis confiné au travail, seul », explique Frédéric Bouge, le directeur, occupé par la paperasse, l'entretien des machines, la gestion des stocks. « On réfléchit à un protocole pour reprendre d'ici quatre à 15 jours. Avec Brest, on est suffisamment gros pour tenir un peu, mais on navigue à vue ».

Philosophes, tous vivent une forme de calme avant la tempête. « Il y aura les gens compréhensifs et les capricieux de première. Ça va être compliqué », confie Éric Martin.

28 janvier 2020

Le Crouesty : un exercice incendie sur un voilier organisé samedi

Un incendie sur un voilier a été simulé dans le port de plaisance. Le télégramme Publié le 27 janvier 2020 à 12h43

Samedi matin 25 janvier, s'est déroulé au Crouesty un exercice d'entraînement entre les pompiers d'Arzon et les employés de la Compagnie des ports du Morbihan. Ils ont coordonné leurs efforts sur une simulation d'incendie à bord d'un voilier. Durant 40 minutes, ils ont mis en pratique un scénario très proche de la réalité : un feu se déclare sur un voilier, un témoin oculaire avertit la capitainerie qui se charge d'organiser les secours. Sur place, toute l'équipe de la capitainerie est mobilisée, soit 17 personnes. Moins de dix minutes s'écoulent avant l'intervention des pompiers (huit personnes et quatre véhicules).

En action, le personnel du port a déjà écarté les bateaux voisins de celui incendié et suit la synchronisation de l'exercice. Deux victimes sont à bord. L'une est brûlée, l'autre, inconsciente, a besoin d'une réanimation cardio-vasculaire, qui sera pratiquée sur le ponton.

L'exercice qui s'effectue tous les trois ans s'est parfaitement déroulé. Daniel Couëdel, chef de centre et toute son équipe s'entraînent sur d'autres scénarios une fois par mois.

Le Comité de coordination des associations arzonnaises (CCAA) regroupe et fédère de nombreuses associations et participe à l'animation locale et intercommunale avec le soutien logistique d'Arzon Événements.

« La vie associative arzonnaise, c'est aussi les manifestations s'adressant au public et faisant appel aux bonnes volontés, a commencé Nadine Hazebroucq, la présidente. Nous encourageons les bénévoles car nous avons toujours besoin de plus de bras pour l'installation des stands lors des manifestations. »

En 2019, 300 bénévoles se sont mobilisés pour la Semaine du Golfe et les Virades de l'espoir. Toute l'année, la Maison des associations (MDA) fourmille d'adhérents avec le club informatique, la peinture, le club photo, le bridge, les danses bretonnes, le théâtre ou encore l'art floral.

Deux arrivées et un départ

Flor Art'Rhuys propose un atelier floral, un vendredi par mois, à la MDA, de 9 h à 10 h 30 et de 11 h à 12 h 30. Inscriptions auprès de la présidente Annie Malet au 06 86 26 96 80.

L'Association des plaisanciers du port du Crouesty (APPC) qui compte 60 adhérents a vu le jour en décembre. « L'objet de l'association est de répondre aux attentes des plaisanciers qui utilisent le port du Crouesty. Nous organisons des groupes de travail concernant la sécurité en mer, sur les pontons, ainsi que sur la vigilance de la surveillance des bateaux des plaisanciers », a expliqué Alain Miceli, vice-président.

Écho Beach dont le but était la promotion du festival culturel Kerners de voyage cesse ses activités.

Du changement au bureau

À la suite de la modification des statuts, Alain Picquet (vice-président) et Armelle Pédron (trésorière adjointe) laissent leur place à Jean-Alain Patel nouveau vice-président et Valérie Dartigalongue, nouvelle trésorière adjointe. Dominique Le Guil remplace Francette Ruis qui n'a pas souhaité se représenter au poste de secrétaire. Christine Provost entre au bureau.

Depuis cet été, le CCAA a un site qui permet de trouver des informations sur toutes les associations : www.c-c-a-a.ovh. Cotisation : 25 €.

Les sauveteurs en mer ont besoin de 650 000 €

Le président d'honneur du CCAA, Roland Tabart, est intervenu à la fin de la réunion pour évoquer les besoins de financement de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM).

« Le président de la SNSM est face à un défi : trouver 650 000 €. La SNSM est un acteur majeur et indispensable de tous les usagers de la mer. Le président de la station d'Arzon a précisé ses besoins, notamment immobiliers, qui consistent en l'organisation de vestiaires hommes et femmes, de locaux techniques, un espace réunion et des bureaux. Le permis de construire sera déposé prochainement. Le coût est estimé à 350 000 €. Le Département est prêt à nous aider mais nous avons aussi besoin de vous », a déclaré Roland Tabart.

Modernisation de la vedette

Un autre dossier concerne la modernisation de la vedette. « La vedette qui est programmée pour une trentaine d'années aura 17 ans en octobre. Comme les statuts de la SNSM nous y obligent, elle va partir en carénage à Saint-Malo en réfection complète, avec remplacement des deux moteurs et de toute l'électronique. Ce qui représente six mois de travail. Elle pourra ainsi repartir pour une quinzaine d'années. C'est un coût énorme pour nous. C'est pourquoi nous avons besoin de toutes les bonnes volontés », a indiqué Dominique Samuel, président de la SNSM.

Diabihan et Naviguons contre le diabète sur le même bateau

Christelle Bordelais, la présidente de Diabihan avec Eva, sa fille, et Morgane et Ryan ont assisté à la mise à l'eau du nouveau bateau de « Naviguons contre le diabète », catamaran de course, en arrière-plan.

Mercredi, l'association vannetaise Diabihan et sa présidente Christelle Bordelais étaient à la base nautique de Lorient pour le baptême du nouveau bateau de l'association Naviguons contre le diabète, un catamaran de course, le Force 28 II, conçu pour allier performances sportives et confort de dix équipiers, avec un réfrigérateur indispensable pour les médicaments. Christelle voit dans ce rapprochement l'opportunité de faire naviguer ponctuellement les jeunes diabétiques de son association. Le bateau s'alignera sur plusieurs courses dont la route du Rhum 2022 et sera basé au Crouesty.

Vannes. Un bateau électrique pour le Parc naturel régional


Le PNR a fait l'acquisition d'un semi-rigide à propulsion électrique. Son nom : l'Hippowatt.

C'était un souhait des équipes du Parc naturel régional du golfe du Morbihan (PNR) : acquérir un navire électrique pour remplacer l'ancien semi-rigide, bien fatigué et surtout polluant. C'est chose faite. Le navire a été officiellement remis jeudi 10 octobre 2019 au PNR. L'emblème du parc étant l'hippocampe, le bateau a été tout naturellement baptisé Hippowatt.

L'Hippowatt est un semi-rigide de 5,80 m construit à Arzon, par la société Naviwatt, spécialisée dans la construction de navires électriques. Elle a sorti avant l'été une gamme de semi-rigides destinés au port de plaisance, les Zenpro. C'est ce navire que le PNR a choisi avec de petites modifications. L'autonomie a été augmentée pour permettre d'effectuer un aller-retour vers Le Bono, ce qui n'était pas possible avec la version standard.

Autonomie de douze heures

Les batteries de l'Hippowatt ont une autonomie de 12 heures à cinq nœuds de vitesse. Elles se rechargent en six heures pour un coût de 3 €. Les batteries sont les mêmes que la i3 de chez BMW. La propulsion est assurée par un moteur allemand de marque Torqeedo.

La société Naviwatt a pour le moment livré sept bateaux de ce style. Hippowatt est le premier sur la façade Atlantique. Les autres ont été vendus au port de Monaco, dans le sud de la France et au Pays-Bas.