Fest Noz

Arzon. SNSM Tour a permis de récolter 3 020 € de dons

Le premier SNSM Tour qui a rassemblé, dimanche dernier, 75 voitures d'exception au port du Crouesty, a eu un grand succès.

Cette idée, on la doit à Aspyc 56, une association de collectionneurs de voitures. Parti du poste de la Société nationale de sauvetage en mer de Port-Blanc à Baden, dimanche matin, le cortège de voitures anciennes à fait le tour du golfe du Morbihan jusqu'à Arzon, avec un temps idyllique.

Les inscriptions à la balade et les manifestations organisées sur place ont permis de récolter des fonds. Je suis fier de vous remettre un chèque de 3 020 € », a déclaré Michel Pinel, le président d'Aspyc 56, à Emmanuel Jacobée, le patron de la vedette de la Société nationale de sauvetage en mer d'Arzon, Le Félicien Glajean. Je vous remercie chaleureusement, cette somme sera partagée avec la SNSM de Port-Blanc », a précisé le directeur. Roland Tabart, le maire, a félicité et remercié les organisateurs pour cette initiative, tout en souhaitant que cette manifestation perdure dans les années à venir.



Arzon. La Course-croisière de l'Edhec revient au port du Crouesty

Ouest-France Publié le 30/03/2022 à 10h00

Arzon. La Course-croisière de l'Edhec revient au port du Crouesty

1 700 étudiants de l'École des hautes études commerciales arrivent en fin de semaine pour participer, durant dix jours, à des rencontres sportives sur mer et sur terre.

La commune d'Arzon se prépare à recevoir 1 700 étudiants de l'Edhec, du 1er au 10 avril, pour une semaine de festivités sportives. Vingt-cinq d'entre eux sont arrivés la semaine dernière pour commencer l'installation du village dans le port du Crouesty.

Après deux ans d'interruption, la Course-croisière Edhec est relancée. L'école des hautes études commerciales a choisi le port du Crouesty pour cette 54e édition. 1 700 étudiants sont attendus du 1er au 10 avril 2022, pour participer à des réjouissances sportives sur mer et sur terre. L'association Course-croisière Edhec a été fondée par trois étudiants, en 1968. La première course a eu lieu à Dunkerque en 1969, elle regroupait à l'époque une vingtaine d'équipages. 108 bateaux sont inscrits pour cette 54e édition. Durant ces dix jours, les étudiants participeront au trophée Mer, au trophée Sable et au trophée Terre.

Une grosse préparation

Préparer un événement à même d'accueillir 1 700 compétiteurs durant une dizaine de jours, cela ne s'improvise pas, les étudiants organisateurs y travaillent depuis un an. En janvier ils sont venus dans la presqu'île de Rhuys pour régler les derniers détails : les repas, les logements des organisateurs, la sécurité, le village nuit pour les soirées ou encore l'installation d'un service de paiement par bracelet avec des commerces de la commune.

Les étudiants compétiteurs se chargent eux-mêmes de leur logement dans la Presqu'île. L'Edhec c'est, avec le Mille Sabords et la Semaine du Golfe, l'un des plus gros événements à Arzon, ​explique Martial Crowin, le directeur d'Arzon événements. On fait l'interface avec la mairie. On leur met les espaces à disposition. Cela nous prend un bon mois.

Une centaine d'étudiants en renfort​

En début de semaine dernière, 26 étudiants sont arrivés pour l'installation des tentes du village sur le port et étaler 600 tonnes de sable. Depuis hier, ils ne sont pas moins de 100 venus en renfort pour terminer les installations. Tout est prêt pour l'arrivée des étudiants, vendredi prochain.

Des festivités nocturnes sont aussi au programme, avec des soirées et des spectacles. Elles seront clôturées avec la venue du rappeur SCH, samedi 9 avril.

Renseignements : cce.fr


Le Télégramme Publié le 28 mars 2022 à 14h35

La commune d'Arzon mobilisée pour l'accueil de trois familles ukrainiennes

Les jeunes femmes ukrainiennes et leurs filles ont été reçues à la mairie d'Arzon par les élus de la commune.

Le maire d'Arzon, Roland Tabart, accompagné d'élus de la commune, de Sergio Tosati le directeur du Miramar, ainsi que quelques résidents, ont organisé une réunion vendredi 25 mars afin de présenter officiellement les trois jeunes mamans ukrainiennes arrivées à Arzon. Anna, Olga, Nathalie, et leurs filles sont arrivées, très fatiguées, il y a quinze jours de la ville de Lviv où elle résidaient. Elles sont passées par la Pologne par leurs propres moyens après trois jours de voyage. Les trois familles ont été tout de suite prises en charge par la commune d'Arzon.

17 logements proposés

Roland Tabart, son équipe et quelques personnes de la commune comme Isabelle Demars et bien d'autres, ont très vite lancé un appel aux Arzonnais pour trouver de quoi loger ces familles. Beaucoup ont répondu spontanément à cette demande. 17 logements ont été proposés.

Trois maisons avec tout le confort ont été retenues. En attendant ces logements, les trois familles sont logées provisoirement à La Cigale au Miramar où les mamans sont employées pour le moment. Cet accueil a pour origine deux initiatives simultanées rappelées par Roland Tabart. La première venant de Chantal Tricoire, conseillère municipale à Arzon, déjà à l'origine de la collecte des dons avec la protection civile qui a expédié, pas moins de 20m3 de produits divers pour l'Ukraine début mars.

Scolarisation des enfants

La deuxième initiative, est celle de Sergio Tosati et de son personnel dont le chef de cuisine est d'origine ukrainienne qui eux aussi ont sollicité le maire pour accueillir ces réfugiés. Roland Tabart précise que ces familles, aujourd'hui bien installées, auront pour six mois la gratuité des transports publics dès cette semaine.

La scolarisation des enfants avec repas, les loisirs, et assurances seront pris en charge par la commune. L'État devrait aider à la participation financière.


Anatole Facon prend la barre d'un class 40

A Arzon, Anatole Facon prend la barre d'un class 40

Le jeune skipper déclare que c'est une évidence pour lui de dire « oui » pour une belle cause tout en relevant un défi personnel.

L'association Naviguons contre le diabète confie la barre d'un class 40 à Anatole Facon, jeune skipper d'Arzon, en vue de la Route du Rhum.

Anatole Facon est un Arzonnais de 21 ans qui évoluera pour la saison à venir sur un class 40 pour l'association Naviguons contre le diabète.

Le jeune homme, qui a commencé sa scolarité sur les bancs du Graniol, a tout naturellement nourri ses rêves de jeune marin en démarrant son apprentissage dans le golfe du Morbihan, à bord de la plate de ses parents. Le goût du large et de l'aventure n'ont pas tardé pour l'adolescent qu'il était puisqu'à 16 ans, il s'envole pour Dakar en vue d'une première escapade maritime.

Début des courses mi-avril

Sitôt, le bac en poche, le Crouësty devient la fenêtre des défis à relever et sa rencontre, en octobre 2020, avec Cyrille Chapuis, co-fondateur et président de l'association Naviguons contre le diabète est déterminante. Dynamique et volontaire, Anatole Facon séduit les partenaires qui soutiennent l'association en vue de la Route du Rhum. Pour participer à l'ensemble du programme avec des courses qui débuteront mi-avril, Naviguons contre le diabète engage le jeune skipper.

Actuellement à Caen, le monocoque de 40 pieds (12,19 m) qui a déjà à son palmarès - deux Routes du Rhum - arrivera fin février ou début mars au Crouesty. Une implantation inédite qui est saluée par les partenaires locaux. « C'est une joie de voir Anatole engagé dans notre projet, assure Cyrille Chapuis. Confier la barre à ce jeune marin m'enthousiasme beaucoup ».

En attendant le prestigieux départ officiel de la course transatlantique, Anatole se prépare physiquement et mentalement auprès de ses coachs : Pascal Prévost, Philippe Houssin et Bertrand Theraulaz.

Dans l'agglomération de Vannes, Arzon cumule les sommets pour le prix de l'immobilier, le taux de résidences secondaires et la moyenne d'âge. Les jeunes ont-ils encore une chance de s'établir dans la station touristique ?

« Un recours contre le Plancho, c'est minimum cinq ans. C'est dramatique pour les jeunes que nous voulions accueillir. C'est désespérant pour nos services », estiment Jean-Claude Verdonck, adjoint à l'économique, et Roland Tabart, maire d'Arzon. (Le Télégramme/Catherine Lozach)

« Il nous a fallu un an et près de 4 000 km entre Arzon et Brest pour dénicher une location », témoigne Alan, marin sur un vieux gréement basé à Port-Navalo. Cette galère touche tous les actifs. « J'ai littéralement fait toutes les agences immobilières de Vannes », raconte Alexandre, ingénieur chez Naviwatt, spécialiste de la propulsion électrique navale. Il a finalement trouvé... à Séné.

À lire sur le sujetVannes et Auray : les prix de l'immobilier s'envolent

Arzon reste la commune de l'agglomération où la population est la plus âgée. Et ça ne s'arrange pas. Entre 2013 et 2018, la part de ses habitants de moins de 30 ans a encore diminué de plus de 7 %. À la rentrée, l'école publique du bourg a perdu sa quatrième classe. Les prix de l'immobilier n'y sont pas étrangers. « En trois ans, les prix des terrains à bâtir ont doublé », estime le maire Roland Tabart. Et selon la chambre des notaires, le prix médian des appartements neuf s'établit à 4 620 €/m².


Le Télégramme Publié le 14 décembre 2021 à 15h18

Le stationnement des voiles légères est réglementé, à Arzon

Du 1er novembre au 31 mars, la plaisance légère sera interdite sur l'estran.

« Le stationnement de la voile légère en hiver sur l'estran c'est non », a déclaré le maire à l'occasion du conseil municipal d'Arzon lundi 13 décembre. Treize bordereaux étaient inscrits à l'ordre du jour. Douze d'entre eux ont obtenu un avis favorable à l'unanimité, seul l'application d'un tarif pour l'occupation du domaine public maritime à hauteur de 10 € par an et un tarif enlèvement et stockage des engins de plage en dehors des périodes autorisées (1er novembre/31 mars) de 200 € ont reçu deux avis contraires.

Les horaires du service de rade sont élargis

Afin d'offrir un service de rade avec des horaires élargis en juillet et août évalué à 8 000 €, les contrats annuels de Port-Navalo et Kerners augmenteront de 4 % et de 12 % sur les contrats de passagers des mêmes zones.

Côté eaux pluviales, un groupement de commandes avec Golfe du Morbihan Vannes agglomération (GMVA) pour 150 m linéaires et quatre regards de visite pour la rue des genets et estimé à 22 000 € TTC à reçu un avis favorable. L'éclairage public pour le parking du Fogeo, financé à 60 % du montant par Morbihan Énergie, pour le remplacement des lanternes tout en conservant les mâts d'origine (estimation 21 500 €) a reçu également un avis favorable avec un reste à charge de 10 320 € pour la commune. Enfin, l'association de sauvegarde du patrimoine arzonnais, sous couvert d'une convention d'une durée d'un an à compter du 1er janvier 2022, a reçu un avis favorable pour la mise à disposition d'une yole. Cette yole arzonnaise pourra à moyen terme être vendue à l'association.

Le Télégramme Publié le 23 novembre 2021 à 18h33

Un kayakiste de 70 ans secouru de justesse au large du Golfe du Morbihan.

Ce mardi 23 novembre, un kayakiste de 70 ans, pris dans les courants du Golfe, a été secouru par la SNSM. En hypothermie, le septuagénaire a été transporté au CHBA de Vannes par Dragon 56

Il est un peu plus de 10 h, ce mardi 23 novembre, lorsque la SNSM d'Arzon est déclenchée. Un kayakiste, parti de Larmor-Baden, n'est plus dans son groupe. Ce sont ses collègues qui ont donné l'alerte. « Très vite, il a été pris courant contre courant. Son kayak s'est renversé à la sortie du courant de la Jument, à côté de Berder », retrace Dominique Samuel, président de la SNSM d'Arzon.

« Il est en très grosse hypothermie »

Un bateau est envoyé sur place, avec la station de Port-Blanc en renfort. « Une opération de contrôle avec une vedette de la gendarmerie et un hélicoptère était en cours, poursuit Dominique Samuel. Tout ce monde a été mis en œuvre, appuyé par l'hélicoptère Dragon 56 pour entamer les recherches ».

Après une heure à la dérive, le kayakiste, âgé de 70 ans, est retrouvé à proximité de l'île de Méaban, très au large d'Arzon. « Il est accroché à son kayak. Il est en très grosse hypothermie, complètement tétanisé, à tel point qu'on a eu beaucoup de mal à retirer sa combinaison », note le secouriste.

« Vingt minutes plus tard, il était mort »

Une fois ramené au port par la SNSM, le septuagénaire a été pris en charge par les pompiers, puis évacué par Dragon 56 au CHBA de Vannes. « On serait arrivés un quart d'heure, vingt minutes plus tard, il était mort, confie Dominique Samuel. Sortir par des températures pareilles, même s'il était équipé correctement, ce n'est pas raisonnable ».

Sarzeau. Le port de Saint-Jacques sera dévasé en décembre
Le port de Saint-Jacques qui connaît un problème récurrent de nuisances olfactives dues à d'importantes quantités d'algues, a fait l'objet d'une discussion entre les élus du conseil municipal, lundi. Marie-Cécile Riédi, de la liste d'opposition, s'est félicitée de cette réalisation attendue depuis longtemps, mais a alerté sur le dérapage possible du budget.« Les coûts sont bien connus à la suite de l'appel d'offres dont l'enveloppe ne devrait pas bouger », répond Jean-Marc Dupeyrat, maire. Décalé en raison de la crise sanitaire, ce chantier devrait démarrer début décembre et faire l'objet d'une réunion publique pour en présenter le déroulement aux riverains concernés.« Il faudrait se poser la question de la raison de cet envasement, intervient Didier Goupil. C'est la conception même du port qui empêche les algues de partir au large avec les marées. Il faudrait les enlever dès qu'elles apparaissent et le faire plus régulièrement. » En réponse, le maire a déclaré faire confiance aux techniciens et aux experts qui ont étudié ce problème et le programme de dévasage qui a été défini.Le débat d'orientation budgétaireDans un contexte national optimiste pour 2022, sans révolution pour les collectivités locales dans le projet de loi de finances, Jean-Marc Dupeyrat a présenté les orientations générales des budgets et les engagements pluriannuels envisagés.
« Avec une dette ramenée à moins de 4 millions en 2021, en baisse de près de 60 % par rapport à 2013, la commune bénéficie d'une position favorable pour nos programmes d'investissement », explique-t-il. La crise sanitaire a marqué cette première année pleine du mandat, avec des recettes de fonctionnement plus élevées que prévues, liées notamment à la hausse des droits de mutation. Les dépenses restent maîtrisées, malgré une augmentation de la masse salariale résultant du fonctionnement du centre de vaccination et des ressources supplémentaires nécessaires à la conduite des différents projets d'aménagement.Un projet et cinq axes« Vivre à Sarzeau, dans un environnement exceptionnel au sein d'une commune dynamique, c'est notre projet pour 2022 qui repose sur cinq axes », déclare l'élu. Services et équipements de qualité dans un centre bourg attractif, engagement dans la transition environnementale, préservation de l'équilibre du territoire et maintien d'une offre de logements abordables, aménagement du territoire et préservation du patrimoine, promotion du bien vivre ensemble et des solidarités.« Bien vivre ensemble, ça commence par la sécurité au quotidien et le soutien de la vie associative », précise le maire.L'offre de santé fait également partie du programme afin d'apporter aux Sarzeautins un parcours de soins qui fédère les professionnels concernés.110 logements sociaux en trois ansL'habitat abordable n'est pas oublié avec la création de 110 logements sociaux dans les trois prochaines années et un programme d'acquisition foncière. Ce sujet a fait l'objet d'une vive intervention de Didier Goupil, tête de la liste d'opposition.« Personnellement, je n'ai pas de critique particulière sur votre programme. Mais où sont les projets agricoles ? Qu'en est-il de la vie rurale ? On va continuer à étendre l'urbanisation sur des espaces qui pourraient être destinés à de la production locale pour nourrir les gens. »En réponse, le maire a rappelé que le projet présenté est clair et vise à l'équilibre du territoire. Pour sa part, Isabelle Chabran, du groupe d'opposition, a critiqué « une vision idyllique, gentille et floue pour notre environnement de demain, notamment pour les populations les plus modestes. Il faut faire vivre la démocratie participative avec des débats et des idées nouvelles. »Le maire s'est déclaré favorable à présenter ce plan aux Sarzeautins pour échanger avec eux et dégager des axes communs.S'agissant des perspectives 2022, la masse salariale devrait connaître une augmentation principalement due à la création de 10 emplois nécessaires pour la réalisation du programme d'investissement, l'accompagnement de la croissance de la commune en matière d'urbanisme et de foncier ainsi que pour les projets prioritaires comme le cinéma ou le programme bio et local dans la restauration scolaire. Au global, ce sont ainsi près de 60 millions € d'investissement qui devraient être consacrés à ces investissements dans les 6 prochaines années.
L'Ouessant attend toujours son hydrolienne


Ouessant n'aura manifestement pas son hydrolienne à Noël.La D10 de Sabella, attendue dans le puissant courant du Fromveur, est prête à être réimmergée mais deux difficultés font obstacle.La machine développée par l'entreprise quimpéroise Sabella a passé plus temps sur les quais du port de Brest que dans le Fromveur, le puissant courant entre Ouessant et Molène. (Photo d'archivesLeTélégramme)L'hydrolienne d'Ouessant aurait dû reprendre du service à l'automne dernier. Mais un deuxième souci d'étanchéité du contacteur a contraint l'industriel quimpérois Sabella à la relever, à peine vingt-quatre heures après son installation.Àlire surlesujet Retour à Brest de l'hydrolienne Sabella en septembre 2020Nouveau retard après un long séjour en chantier. Depuis un an, les équipes de Sabella n'ont pas chômé puisqu'ils ont entièrement vérifié la machine qui, elle, n'avait pas pris l'eau et lancé un tout nouveau processus industriel pour fiabiliser le contacteur défaillant. Et refaire un nouveausystème,çaprenddutemps,particulièremententempsagitédecovid.Un million d'euros à trouverLes Ouessantins se sont habitués au retard cumulé de la D10. Celle qui produit de l'électricité avec le courant de marée du Fromveur a fonctionné quelques semaines puis est repartie en chantier.À lire sur le sujet Hydrolienne D10 : des reports à repetition Tout le monde l'espérait pour ce printemps puis à l'été et encore à l'automne mais c'était sans comptersurdenouvellesdifficultés.Pourhonorersanouvelleautorisation d'occupation temporaire (AOT), un peu moins d'un million d'euros est fixé pour la garantie de démantèlement exigée par l'État. Pour la première AOT, c'est la Région Bretagne, via un programme européen qui vient de s'achever, qui avait avancé l'argent. « Pas évident pour une start-up de lever un million d'euros immobilisé pour un dépôt de garantie»,reconnaît-ondu côtédeSabellaquichercheunestructureouundispositifafin de réunir l'argent.100 000 € par jour de bateauÀ cette difficulté s'ajoute la problématique de trouver un navire spécialisé disponible dans les rarescréneauxdemorteseauxetdetempscalmedansleFromveur,entreMolèneet Ouessant. Particulièrement dans un contexte de forte demande mondiale, en pleine reprise de la production pétrolière. Il faut immobiliser une dizaine de jours ce genre de bateau à forte capacitédelevageetsystèmedepositiondynamique,laplupartdutempsen provenance d'un pays du nord de l'Europe. À 100 000 € par jour, l'installation ou le relevage de l'hydrolienne d'Ouessant monte à un million d'euros, à chaque mouvement.Le projet Phares glisse aussi« Pour le dépôt de garantie, les discussions avancent », confirme le nouveau président de Sabella, Benoît Bazire. Sans l'annoncer à ce jour, Sabella se tourne vers le printemps prochain pourrelancerlaD10dansleFromveur,alorsqueleprojetPhares,luiaussi,est appelé à glisser jusqu'à fin 2023 voire début 2024.À lire sur le sujet Ouessant veut son autonomie... énergétiqueAvec plus de deux millions de litres de gasoil engloutis chaque année par sa centrale thermique (6 000 litres en moyenne quotidienne), Ouessant signe l'un des plus mauvais bilans carbonedeFrance.Leprojetd'éolienneterrestre(quifaitpartiedutriptyquedéfendu par AKUO energy à travers le projet Phares) ne fait pas l'unanimité. Sa taille a augmenté, au grand dam des opposants. Pour compenser le retard et les incertitudes qui pèsent sur l'hydrolienne ?En complémentL'hydrolienne de Sabella, une occasion manquée pour Ouessant?? Respirer le bon air sur l'île d'Ouessant ? La centrale électrique qui brûle en moyenne 6 000 litres de gasoil parjourn'est pasprèsd'êtredébranchéesurl'îleduPonant.Denis Palluel, maire d'Ouessant : « Une gestation longue et difficile »« Pour moi, la question ne se pose pas en ces termes puisqu'à ce stade, le projet est encore en gestation. Une gestation longue et difficile, j'en conviens. Mais cette technique n'est pas remise en cause, elle fonctionne par ailleurs dans d'autres sites. Dans ce domaine, tout ne va pas aussi vite qu'on le voudrait. Tout ce qui concerne les énergies renouvelables prend du temps. Entre les problèmes techniques, administratifs, d'acceptabilité et de débats politiques, lecheminn'estpasunlongfleuvetranquille».Jean-Pierre Le Gorgeu, de Sauvons le climat : « Utiliser l'argent public pour des projets moins risqués »« Pour aucun de ces projets, nous n'avons pu obtenir la moindre série temporelle de production. Quelle est la viabilité de ces systèmes et, au final, le coût de la production ? Plus d'un milliard d'euros d'argent public a été englouti dans ces différents projets d'hydroliennes. Ilfaututiliserl'argentpublicpourdesprojetsmoinsrisqués.Pour Ouessant,lasolutionestde fairedeséconomiesd'énergie,d'augmenterlapartde photovoltaïqueetdepasseraubio carburantpourlacentrale».Didier Le Gac, député LREM de Brest Ouest : « Il faut y croire »« C'est trop tôt pour dire que l'hydrolienne est une occasion manquée pour Ouessant. Mais oui, le processus est long, oui, il peut sembler laborieux mais il faut y croire. Nous sommes au début,ilfautêtreambitieuxpourleclimat.Ilfautréussiràsortirdesénergiesfossileset particulièrement à Ouessant ».Guy Jourden, président du Conseil de développement de la métropole et du pays de Brest : « Sortir du tout hydrocarbure »« Il faut de gros financements pour développer ce genre de machine au fond du Fromveur. D'autres sociétés ont établi leurs démonstrateurs dans des endroits plus faciles et ont rencontré moins de difficultés. Mais il faut continuer et mettre les moyens pour réussir sur une île où c'est important de sortir du tout hydrocarbure. C'est même essentiel à Ouessant ! ».Vincent Mariette, ancien directeur de Guinard Énergies : « Le problème de la maintenance demeure fondamental »« La stratégie de la société Guinard Énergies a été de miser sur des petites structures, faciles à tester dans des endroits relativement protégés (première hydrolienne en ria d'Étel connectée auréseaunational,coupléeàdespanneauxphotovoltaïque).Leproblèmedela maintenance demeurefondamentalpourlefonctionnementopérationneldelatechnologie. Nefaut-ilpas prévoird'installeruneséried'hydroliennesdetaillerespectablene nécessitant pas de bateaux spécifiques à coût exorbitant, plutôt que des structures démentielles ? ».

La SNSM d'Arzon inaugure son nouveau local

Dimanche 7 novembre 2021, la SNSM d'Arzon (Morbihan) a inauguré son nouveau local.

Plusieurs sauveteurs ont été décorés par l'amiral de Oliveira

Pendant le Mille Sabords, la SNSM d'Arzon (Morbihan) a reçu plus de 4 000 € de dons.

Durant le salon, les deux associations des usagers du port ont chacune remis un chèque : l'APPC Arzon, 300 € et l'Asuc, 250 €. La discothèque Le Malvern a offert 500 €. Des visiteurs ont aussi déposé des chèques au stand des sauveteurs en mer, pour un total de 3 500 €, dont un de 2 000 €.

« Je remercie chaleureusement tous les donateurs »,​a déclaré Dominique Samuel, le président de la SNSM d'Arzon

Arzon. Avec près de 50 000 visiteurs, le salon Mille Sabords est un succès


Le salon du Mille Sabords a refermé ses portes hier soir. En quatre jours, plus de 40 % des bateaux proposés à la vente ont trouvé preneurs. Le port du Crouesty peut retrouver sa tranquillité.

Les derniers bateaux partent aujourd'hui. Ouest-France Publié le 01/11/2021 à 21h59

Lundi 1er novembre 2021, à la tombée du jour, le salon du Mille Sabords, à Arzon (Morbihan), a refermé ses portes, tandis que les premiers bateaux prenaient la route sur leur remorque.

Tout s'est très bien passé », ​annonce avec un grand sourire Emmanuel Jacobée, le président de l'association le Mille Sabords du Crouesty. Et il peut sourire, il a gagné son pari. Cette année, près de 50 000 visiteurs ont été contrôlés aux entrées. On a été contraint de créer des zones fermées, sinon il n'y aurait pas eu de salon, ​rappelle Bertrand Riguidel, responsable de la communication. Plus de 5 000 visiteurs ont emprunté les nouvelles navettes électriques.

Moins de bateaux, plus d'acheteurs...

Pour cette 37e édition, la conjoncture est particulière. En 2020, les salons nautiques ont été annulés, les constructeurs de bateaux ont moins produit, et avec des délais de livraisons rallongés. Le marché de l'occasion en a été bouleversé : moins de bateaux proposés à la vente et plus d'acheteurs.

Plus de 500 repas par jour ont été servis aux cinq points de restauration, dans les espaces du Mille Sabords, les équipes fêtent la fin du salon et se donnent rendez-vous pour la 38e édition. 


Une transaction à 532 000 €

Au salon du Mille Sabords, on compte généralement une moyenne de 30 % de bateaux exposés vendus. Lundi soir, les organisateurs constataient que plus de 40 % des bateaux proposés à la vente ont trouvé preneurs, en quatre jours. Et ce n'est pas fini. Des transactions sont encore en cours. Cinq unités ont dépassé les 300 000 €. Une transaction a atteint la somme de 532 000 €. Pour la petite histoire, la vente d'un bateau à tournée à la partie de poker. Cinq acheteurs se sont bousculés pour verser des arrhes. L'un d'eux a surenchéri avec la totalité de la somme demandée. Le salon a aussi accueilli 300 exposants professionnels et particuliers. Là aussi, le bilan est très positif », ​confirme Bertrand Riguidel.

Hier soir, à la fermeture, Emmanuel Jacobée a conclu : La relance du salon se confirme et nous conforte pour les années à venir, des nouveautés verront le jour. Une réflexion est d'ores et déjà engagée, en s'appuyant sur les acquis du salon pour vous proposer de nouveaux services et solutions innovantes.​ Et de rajouter : Les équipes ont vraiment assuré. Je tiens à les remercier.

Le Chasse-marée revient à l'édition avec le livre « La Semaine du golfe du Morbihan »

La revue de culture maritime n'avait pas publié de livre depuis près de vingt ans. C'est reparti à l'occasion des vingt ans de la Semaine du golfe du Morbihan.

La revue de culture maritime, Le Chasse-marée , se prépare à publier deux ouvrages. Le premier, La Semaine du golfe du Morbihan , paraîtra le 23 avril à l'occasion des vingt ans de ce rassemblement biennal. Trois questions à son rédacteur en chef, Gwendal Jaffry.

Est-ce la renaissance des éditions du Chasse-marée ?

Oui, enfin ! Nous avons deux livres programmés : La Semaine du golfe du Morbihan, qui sort ce mois-ci, et un autre sur le nouveau voilier de l'association du père Jaouen, le Bel Espoir (troisième du nom), prévu en septembre. Ensuite, nous comptons publier trois à cinq ouvrages par an, et ainsi, en finir avec la frustration que nous ressentions depuis près de vingt ans, période pendant laquelle l'activité d'édition s'était éteinte.

Pourquoi La Semaine du golfe du Morbihan ?

C'est un événement qui nous ressemble. Ce grand rendez-vous de la navigation traditionnelle devait fêter ses vingt ans au mois de mai et ses organisateurs avaient collecté des textes et des milliers de photos, pour faire revivre son histoire et son ambiance particulière. L'édition est annulée, mais le livre que nous avons préparé lui permettra d'exister quand même... En attendant 2023.

Et vous avez ouvert une cagnotte en ligne...

Comme lors du lancement de notre nouvelle formule, il y a quelques mois : ça avait bien fonctionné alors nous proposons une centaine de livres accompagnés de diverses autres contreparties (t-shirts, abonnements au Chasse-marée, etc.) sur la plateforme kisskissbankbank.com, jusqu'à la fin du mois. C'est aussi un moyen de mieux faire connaître notre projet à travers les réseaux sociaux, ainsi que l'aventure de cette fantastique Semaine du golfe.

La Semaine du golfe du Morbihan, éd. Chasse-marée, 176 pages, 260 photos, 24,90 €.



 

Golfe du Morbihan : en 1920 déjà, on étudiait un projet d'hydroliennes

C'est aux archives départementales que le Badenois, Henri Girard, a exhumé d'étonnants projets concernant le golfe du Morbihan. (Le Télégramme/Catherine Lozach)

Ce n'est pas d'hier que les courants du golfe du Morbihan intéressent les ingénieurs. En 1920 déjà, un projet d'hydroliennes était dans les tuyaux. Une histoire sortie de l'oubli par Henri Girard.

Henri Girard n'est pas historien, mais c'est un homme curieux et engagé. Lorsque ce directeur de recherche au CNRS a pris sa retraite à Baden, il s'est intéressé à l'environnement et à sa protection. Et c'est en cherchant des documents pour obtenir l'accès au littoral de la pointe du Blair à Baden pour tous, qu'il a exhumé d'étonnants projets. « Tout est dans quelques cotes des archives départementales : S-654, S-2218 et 19 et 4 S-730 », détaille le biologiste, qui à 96 ans n'a rien perdu de sa précision. Dont le premier projet d'hydroliennes dans le golfe.

L'avis de Ferdinand de Lesseps

Au début du XIXe siècle, c'est le plan d'eau abrité qui intéresse les ingénieurs. L'idée d'un port en eaux profondes séduit, alors que le chemin de fer arrive dans la région. Ferdinand de Lesseps, dont le nom reste associé à la construction du canal de Suez, donnera d'ailleurs son avis, négatif vu les coûts pharaoniques, à trois projets. À cette période, c'est pour s'affranchir des marées qu'on imagine des barrages. Entre les deux guerres mondiales, deux hommes vont au contraire chercher à valoriser cette énergie.

La « houille bleue »

L'un est un ancien ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, G. Liébeaux. L'autre un certain J. Haentjens. Henri Girard devrait bientôt en apprendre davantage sur son parcours : il a été contacté par un descendant, après la parution de ses recherches dans la première édition de « Histoire maritime du Golfe du Morbihan ».

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« C'était des gens très sérieux. Ils ont transmis une demi-douzaine de rapports d'études à la préfecture », explique-t-il en étalant différentes cartes. Parmi les options proposées, il y a la création de deux bassins. Le premier entre l'île longue et l'île aux Moines, fermé par quatre barrages entre les îles et le continent. Un deuxième dans la partie est de l'île aux Moines. Par une gestion savante des niveaux des bassins, l'objectif est d'avoir une production électrique non-stop. Pour garder un accès au port de Vannes, ils imaginent une tranchée entre l'océan et le bassin oriental, qui traverse la presqu'île de Rhuys au niveau de Thumiac. L'État et le Département subventionnent leurs recherches. En 1922, l'assemblée locale leur verse 2 000 francs de subvention « pour leurs études sur la houille bleue » lit-on dans la presse de l'époque.

C'était tellement utopique que, non, je n'ai pas de sueurs froides rétrospectives

Comme les projets précédents, celui-ci met en péril la pêche et l'ostréiculture. Un coût social qui s'ajoute au coût financier... Le préfet leur propose de déplacer leurs études vers la ria d'Etel. Eux suggèrent de ne garder que la tranchée de la presqu'île de Rhuys où le décalage des marées pourrait faire tourner une turbine. C'est moins rentable et toujours coûteux. « À partir de 1923-1924, il n'y a plus aucune archive », constate Henri Girard. « C'était tellement utopique que, non, je n'ai pas de sueurs froides rétrospectives », glisse l'infatigable défenseur de l'environnement qui avoue ne pas voir d'un bon œil le projet actuel d'hydroliennes.


 Une série de vols dans des bateaux du port d'Arzon


Une quarantaine de bateaux de Port Crouesty, à Arzon (Morbihan), ont été victimes de vol de matériel électronique. La gendarmerie a ouvert une enquête.

Une quarantaine de bateaux du port du Crouesty ont été victimes de vols de matériel électronique. Ouest-France Olivier CLÉRO.Publié le 31/10/2020 à 08h31

Quelques mois après plusieurs séries de vols dans le Morbihan, le port d'Arzon a de nouveau été victime de vols de matériel électronique dans ces bateaux. D'après les premiers éléments recueillis, les forfaits ont été commis en plusieurs fois pendant la première semaine de vacances, du 17 au 25 octobre, de jour comme de nuit. Ce sont les constatations des propriétaires au fur et à mesure des découvertes qui ont permis de commencer un début de chronologie.

Quant aux vols et au mode opératoire, ils sont similaires : des écrans (GPS, sondeurs, répétiteurs) de la marque Raymarine, démontés avec soin au tournevis, sur le pont ou dans les cabines, sans dégâts. Le port est déjà surveillé par un veilleur et un réseau de caméras de vidéoprotection. Une surveillance renforcée par des vigiles et des rondes de la gendarmerie depuis la semaine dernière. Le confinement devrait les aider à stopper la série : seuls les professionnels sont autorisés à accéder aux pontons contrairement au reste de l'année où le ou les voleurs ont pu se confondre parmi les dizaines de plaisanciers en train de bricoler sur leurs bateaux.